A la recherche d'ADN sur les échantillons en chêne provenant des palafittes.

Le projet de recherche se penche sur l’adaptation des arbres aux changements climatiques. Comme d’autres organismes vivant, les arbres ont connu des changements d’environnement au cours des derniers cycles interglaciaires.

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Les arbres ont une longue durée de vie, qui peut atteindre plusieurs siècles et gardent en mémoire dans leur cernes de croissance, tous les changements qu’ils ont subis.  Le chêne est l’essence retenue par les chercheurs de l’université de Bordeaux (UMR Biodiversity Genes & Communities INRA)  pour mettre en évidence cette adaptation. C’est une étude multidisciplinaire qui prend en compte la paléobotanique et la génétique des populations pour observer le rythme des changements évolutifs observés pendant la période postglaciaire.

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Les chênes provenant des stations lacustres de l’arc alpin couvrent une période chronologique allant de 4500 à 800 av. J.-C. sont une base de travail inestimable pour la réalisation d’une telle étude. La dendrochronologie est capable de dater des échantillons à la saison près et donne aux généticiens une échelle ultra précise pour caler dans le temps les géno-types retrouvés sur les échantillons (ADN ancien).

Lors de la campagne de recherches subaquatiques dans le lac du Bourget, une collaboration  a été mise sur pied entre des archéologues du DRASSM, un dendrochronologue du Laténium et deux collaborateurs de l’université de Bordeaux pour prélever des échantillons qui seront destinés aussi bien à l’étude dendro-archéologique des stations lacustres qu’à l’approche génétique des populations de chêne. 

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France archéologie subaquatique dendrochronologie